DÉCOUVRABILITÉ DES CONTENUS CULTURELS À L'ÈRE DU NUMÉRIQUE
Les premiers Alli Wassi représentant le CNOA-Bénin
Il se déroule depuis ce mardi 30 juin à Ouagadougo un atelier régional organisé par la Commission de l'UEMOA sur la découvrabilité des contenus culturels dans l'environnement numérique. Cette rencontre s'inscrit dans le Programme de Développement des Industries Culturelles et Créatives (PDICC-UEMOA), volet culturel du Plan stratégique IMPACT 2030 de l'institution. Le Bénin y est représenté par deux acteurs dont le Président du Conseil d'Administration du CNOA Alli WASSI. Depuis Ouagadougou, il a accordé un entretien à la cellule de communication du CNOA pour revenir sur les enjeux de sa participation.
𝗖𝗡𝗢𝗔 : 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗲 𝗕𝗲́𝗻𝗶𝗻 𝗮-𝘁-𝗶𝗹 𝘁𝗲𝗻𝘂 𝗮̀ 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁 𝗮̀ 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 ?
𝗔𝗟𝗟𝗜 𝗪𝗔𝗦𝗦𝗜 : Nous participons à cette rencontre parce que notre culture mérite d'être vue.
L'UEMOA a lancé un grand programme pour aider les artistes et les entreprises culturelles à mieux exister sur internet. Le Bénin a été désigné pour participer à cet atelier régional à Ouagadougou du 30 juin au 1er Juillet 2026.
𝗖𝗡𝗢𝗔 : 𝗖𝗼𝗻𝗰𝗿𝗲̀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲 𝗮𝘂𝗾𝘂𝗲𝗹 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗿𝗼𝗻𝘁𝗲́𝘀 𝗻𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗻𝘂𝘀 𝗰𝘂𝗹𝘁𝘂𝗿𝗲𝗹𝘀 ?
𝗔𝗟𝗟𝗜 𝗪𝗔𝗦𝗦𝗜 : Le problème aujourd'hui, c'est que nos contenus existent mais on ne les trouve pas facilement.
Avec internet, tout le monde publie partout. Nos musiques, nos films, nos créations béninoises se perdent dans la masse. Cet atelier travaille justement sur la « découvrabilité », c'est-à-dire : par exemple, comment faire pour que quelqu'un qui cherche de la culture africaine tombe sur nos contenus à nous.
𝗖𝗡𝗢𝗔 : 𝗤𝘂’𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗕𝗲́𝗻𝗶𝗻, 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗖𝗡𝗢𝗔 𝗲𝗻 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝘂𝗹𝗶𝗲𝗿, 𝗽𝗲𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘀𝗽𝗲́𝗿𝗲𝗿 𝘁𝗶𝗿𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗼𝘂𝗿 ?
𝗔𝗟𝗟𝗜 𝗪𝗔𝗦𝗦𝗜 : Cette participation est très bénéfique pour le Bénin en général et pour le CNOA et ses membres en particulier.
L'objectif de notre participation, c'est de ramener des stratégies et des recommandations que le CNOA pourra appliquer pour aider les artistes béninois à mieux se positionner en ligne. Ce n'est pas juste une réunion, c'est un chantier pour l'avenir de nos industries culturelles.
𝗖𝗡𝗢𝗔 : 𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗹’𝗘́𝘁𝗮𝘁 𝗷𝗼𝘂𝗲-𝘁-𝗶𝗹 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗱𝘆𝗻𝗮𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 ?
𝗔𝗟𝗟𝗜 𝗪𝗔𝗦𝗦𝗜 : Ce chantier ne peut pas reposer sur les seuls acteurs culturels.
La découvrabilité de nos contenus, c’est aussi une question de politiques publiques : cadre réglementaire, infrastructures numériques, accompagnement des Industries Culturelles et Créatives (EICC). Le CNOA peut porter la voix des artistes et proposer des stratégies, mais c’est l’État qui a les leviers pour les inscrire dans la durée. Cette collaboration entre le ministère et les organisations comme le CNOA est justement ce qui donnera de la force à ce que nous ramènerons de Ouagadougou.
Cette participation illustre une dynamique où acteurs culturels et pouvoirs publics avancent dans la même direction : donner à la culture béninoise toute la place qu’elle mérite dans l’espace numérique. Le CNOA, fort des stratégies et recommandations ramenées de Ouagadougou, entend désormais travailler main dans la main avec le ministère pour que ce chantier se traduise en actions concrètes au bénéfice des artistes et des entreprises culturelles béninoises.
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